Le Spleen, un rappeur authentique !


Quitte à voir le succès lui passer sous le nez, Le Spleen a choisi de rester lui-même et de livrer au public des textes avec un vrai message. Au delà de sa plume sincère, Le Spleen est également très doué derrière le micro ! Capable d’aborder des thèmes variés et de les interpréter sur différents styles musicaux, il est en mesure de conquérir de nombreux auditeurs.

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Street and Love Music : Bonjour Le Spleen,
Peux-tu te présenter aux lecteurs de Street and Love Music ?
Le Spleen : Bonjour,
Alors pour faire bref, rappeur originaire de Vitrolles (au nord de Marseille). J’ai commencé en groupe avec Sang27 puis j’ai continué mon chemin solo avec un maxi en 2009 Au bout du monde, un street album en 2011 Avec les moyens du mort dans lequel on retrouve Seth Gueko, Alkpote, Nakk, Faynah et un EP digital en 2014 Je le mérite.

Street and Love Music : Qu’est-ce qui t’a donné envie de rapper ?
Le Spleen : Jeune, j’étais plutôt foot. La musique est arrivée petit à petit avec des délires entre potes, on aimait grave se clasher ou partir en freestyle sur n’importe quoi ! Mais il est vrai qu’étant plutôt réservé, la musique était un bon échappatoire pour extraire des choses que je n’arrivais pas forcément à dire. Puis lorsque j’ai découvert Sinik, ça n’a fait que m’attirer encore plus car je me retrouvais beaucoup dans son discours et ses origines Kabyles.

Street and Love Music : Quelles sont tes influences musicales ?
Le Spleen : Comme tu d’en doutes, Sinik forcément, IAM et la FF ; tu ressors leurs albums en 2016 c’est toujours des classiques !
Ensuite je n’ai pas forcément d’influences, j’écoute aussi bien du Future que du Renaud en passant par du Raï.

Street and Love Music : « Je suis dans l’ombre car je reste censé. »
As-tu déjà été tenté de changer pour connaître le grand succès ?
Le Spleen : C’est vrai que c’est rare de voir des artistes censés se faire connaître du grand public. À l’époque, la musique était un moyen d’expression. Aujourd’hui, c’est plus un divertissement. Je peux faire tout style de musique mais j’ai ne pourrai jamais négliger mes textes.
Rester vrai, ne pas changer sont des principes auxquels je tiens même si j’en paie peut-être le prix.

Street and Love Music : « Les rappeurs ne savent que bouger les bras. »
Que penses-tu de ce qui se fait ces temps-ci ?
Le Spleen : C’est un constat réel ! Les Rappeurs n’ont plus rien d’authentique, même leurs gestuelles sont identiques. Ils bougent moins leurs neurones que leurs bras.

Street and Love Music : « L’auditeur n’a aucun goût. »
Peux-tu nous expliquer ?
Le Spleen : Heureusement que je n’englobe pas tout le monde mais il est vrai l’auditeur est un suiveur, il ne va plus chercher à se faire sa propre idée. On aime ce qui fait le buzz mais c’est pas forcément le meilleur choix, c’est dans l’ombre que sont les talents.

Street and Love Music : Peux-tu nous parler de « Spleendemort » ?
Le Spleen : Yes! Premier extrait de la SpleenTape, j’ai voulu arrivé brutalement ! Un son sombre au texte cru. Et je suis content, ça a marché ; quelques vidéos Facebook ont cumulés 300 000 vues ça fait plaisir !

Street and Love Music : « On n’a rien dans le frigo mais on s’achète un Iphone. »
Quels conseils as-tu envie de donner à celles et ceux qui se perdent dans cette société de consommation ?
Le Spleen : La nouvelle génération est flippante ! Je n’ai pas de conseils à donner, juste qu’on se fout du bien être et qu’on mise tout sur le paraître. Je vois des petits faire des crises et s’endetter pour avoir du matériel dans le seul but de ressembler à tout le monde. À 12 ans, je jouais au foot toute la journée. Aujourd’hui, à 12 ans, le divertissement est virtuel, il n’y a plus de dialogue.

Street and Love Music : Un mot sur « J’aimerai lui dire » ?
Le Spleen : Morceau issu de mon EP Je Le Mérite, je voulais faire un son love avec une histoire originale. C’est fictif, je n’ai pas vécu ce moment mais je pense que beaucoup ont croisé une personne et n’ont pas eu le courage d’aller la voir puis s’en sont mordu les doigts.

Street and Love Music : Qu’aimerais-tu dire à toutes ces femmes, à tous ces hommes secrètement amoureux qui craignent de faire le premier pas ?
Le Spleen : Mieux vaut la douleur d’un échec que les larmes d’un regret !

Street and Love Music : Que peux-tu nous dire au sujet de La SpleenTape qui sortira le 25 mai ?
Le Spleen : Projet qui m’a pris du temps forcément, en auto-production, tout est plus long. Une SpleenTape car j’ai bossé sur différents styles. Je suis content, c’est mon meilleur projet, de quoi faire plaisir à tous le monde. 15 titres pour 3,99€, c’est cadeau !

Street and Love Music : Ave quels artistes aimerais-tu collaborer ?
Le Spleen : Ah dur ! J’ai toujours voulu faire un son avec Sinik ou Kayna Samet ! Après j’aime bien la plume de Lino ou l’authenticité de Rome.
Petit anecdote, juste avant son ascension SCH et moi parlions de faire un son puis il est monté en flèche ! Comme quoi il ne faut jamais laisser traîner les choses !

Le Spleen, un artiste à suivre !

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Propos recueillis par Aurélia Deschryver

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