Myla Djam, la chanteuse qui va relever le niveau du R’n’B français !


Pas question pour Myla Djam de chanter ses déceptions amoureuses pour attirer un public qui aura très peu de chances de lui ressembler, encore moins de jouer un rôle en prônant le mépris des autres, la violence ou de livrer des textes vides de sens interpréter audiblement grâce au vocoder pour faire le buzz et amasser les billets. Myla a eu une voix somptueuse dont elle se sert uniquement pour propager des valeurs qui lui sont chères et qui, elle l’espère (et nous aussi), serviront à faire changer les choses, à faire en sorte que chaque personne de ce bas monde apprenne à aimer et respecter toutes les autres.
Il y a encore beaucoup de chemin à faire pour parvenir à ce résultat, c’est certain ! Mais c’est uniquement avec ce genre de messages que nous avons une chance d’y parvenir. Et il suffit surtout que chacun apporte sa pierre à l’édifice pour que le rêve de Myla Djam (qui est le même que celui de presque tout le monde) devienne enfin, pour notre plus grand bonheur, une réalité !

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Street and Love Music : Bonjour Myla,
Peux-tu te présenter aux lecteurs de Street and Love Music ?
Myla Djam : Je m’appelle Myla Djam, chanteuse, auteure et interprète originaire de Hyères dans le Var (83).

Street and Love Music : Comment as-tu commencé à chanter ?
Myla Djam : J’ai été bercée très tôt par la funk et le hip-hop que mon grand frère écoutait et j’ai commencé le chant à l’âge de dix ans avec mon amie d’enfance Saylla, chanteuse très talentueuse. Au départ, on reprenait pas mal de répertoires, aussi bien dans la variété que dans le style R’n’B. En grandissant, on a commencé à écrire nos premiers lyrics et on a participé à divers concours et spectacles dont le Zénith de Toulon. À l’âge de douze ans, on a enregistré nos premiers morceaux à la MJC de notre ville. Puis à quatorze ans, j’intégrais un groupe de rap et ragga qui m’a permis d’être repérée par une rappeuse londonienne Dyer Mc qui m’a proposé de faire sa première partie et de partager la scène avec elle dans toutes les salles des Bouches du Rhône.
J’ai refait équipe avec Saylla et Zayra et ont intégré un groupe de salsa en tant que choristes partageant ainsi la scène en faisant plusieurs concerts dans le Var.

Street and Love Music : Quels sont les artistes qui t’ont influencée ?
Myla Djam : J’en ai énormément ! Lauryn Hill, Mary J, Blige, le hip-hop de manière générale avec le gratin R’n’B des années 90.

Street and Love Music : Dans une industrie musicale où presque tout le monde est prêt à prôner tout et n’importe quoi pour l’argent et la gloire, toi, tu as choisi de diffuser un message de paix et d’amour. Pourquoi est-ce important pour toi de partager, en musique, ces valeurs ?
Myla Djam : Car c’est ce que je suis ! Ma musique et mes textes représentent qui je suis, mon éducation, mes valeurs, mes parents. Je ne peux pas mentir et me voiler la face en parlant de choses que je ne connais pas. La gloire, le bling-bling, ce n’est pas ce que je recherche car on m’a appris à être humble et respectueuse et surtout à être vraie. Je ne peux me travestir, ce ne serait plus moi Myla. Je chante ce que je représente !

Street and Love Music : Lors du dernier article à ton sujet, Street and Love Music t’a « comparée » à Wallen. Ça n’était probablement pas la première fois et ça arrivera certainement encore.
Comment vis-tu cette comparaison ? Est-ce une pression quand on se lance dans le grand bain ? Est-ce une frustration pour une artiste qui veut imposer son propre univers ? Ou est-ce une fierté ?
Myla Djam : La comparaison étant plus jeune, je la prenais mal, très mal ! Je me rappelle qu’à chaque fois, je boudais en disant : « Moi, c’est Myla ! », j’en rigole encore.
Aujourd’hui, c’est une fierté ! C’est une grande chanteuse avec un parcours sans faute, c’est la Reine du R’n’B, elle est juste magique. J’ai beaucoup de respect pour son travail et son talent.
Je n’ai pas de frustration mais une pression. Et ce ne sera pas en rapport avec cette comparaison de Wallen mais ce sera vraiment d’essayer d’offrir des titres aussi meilleurs les uns que les autres.

Street and Love Music : Peux-tu nous parler de « Division » ?
Myla Djam : « Division » est un des morceaux qui me tient à cœur. Dans l’atmosphère dans lequel nous vivons, beaucoup cherchent à séparer et diviser tout le monde, la politique et les médias en font la parfaite propagande ! On peut constater que se mélanger aussi bien amicalement que amoureusement est devenu, pour certains, une sorte de peste à anéantir, un esprit communautariste très malsain alors que nous avons tous grandi ensemble, vécu la même chose. Nos parents sont tous venus pratiquement en même temps en France parlant très peu voire pas du tout français et ils partageaient le peu qu’ils avaient avec leurs voisins. On a tous connu ce melting pot dès la naissance avec toute cette richesse culturelle qui en découle. J’aime cette solidarité black blanc beurre. Et il faut être soudés car on doit et on va traverser pas mal d’épreuves ensemble. Il nous faut être rassemblés comme on l’a fait pour Zied et Bouna comme pour Adama Traoré et comme pour encore bien d’autres. Sinon, on finira tous mal, très mal si on ne peut pas compter sur les uns sur les autres. Le système nous bouffera ainsi que la minorité.

Street and Love Music : Comment est né « » ? Et son clip ?
Myla Djam : « » est né de mon impulsivité, de ma colère tout simplement. C’est une partie sombre de moi que j’essaie de camoufler, d’enfouir car ce n’est pas jolie du tout. La colère, pour ma part, m’amène à des actes insensés. Avec le temps, je me suis calmée.
Au niveau du clip, j’ai essayé d’être la plus représentative possible pour imager la colère avec un endroit sombre et un maquillage sombre pour accentuer ce coté-là.

Street and Love Music : Bien avant ces deux singles, il y a eu « Dormir ou vivre » et « Vérité ».
Un mot sur l’histoire de ces deux titres ?
Myla Djam : « Dormir ou vivre » est l’un de mes premiers titres solos et « Vérité » est le deuxième. Ce sont des titres similaires au niveau du message qui, pour moi, sont représentatifs de la révolte.

Street and Love Music : Tu as eu la chance d’assurer la première partie du concert de Kayna Samet.
Comment s’est présentée cette occasion ? Comment as-tu vécu cette expérience ?
Myla Djam : Tout comme avec toi, pour cette interview, on m’a proposé de faire la première partie de Kayna Samet via Facebook. C’est l’un des organisateurs de la MJC de Fresnes Silencieux qui m’a conviée et j’ai accepté. Je le remercie lui ainsi que EJM pionnier du rap pour m’avoir si bien accueilli dans leurs locaux et pour avoir été si gentils et respectueux. Ce sont de bonnes personnes avec des valeurs et j’apprécie ça. Ils m’ont mis à l’aise, j’ai été agréablement touchée par leur professionnalisme et leur sens du respect. Et Kayna Samet a été d’une grande gentillesse et d’un très bon soutien !

Street and Love Music : Que peux-tu nous dire au sujet du EP que tu prépares ?
Myla Djam : Je peux vous dire que je travaille énormément sur mes titres et j’espère vous les exposer un par un pour éviter une attente indéterminée.

Street and Love Music : Avec quels artistes aimerais-tu collaborer ?
Myla Djam : Honnêtement, tout ce que je peux vous dire, c’est que je privilégie le coté humain de l’artiste et ce qu’il véhicule.

Myla Djam : Merci à toi, pour ton travail et ton temps. Au plaisir !

Myla Djam, une artiste authentique comme il commence à en manquer !

Au sujet de Myla Djam, lisez aussi :

Myla Djam, comme un air de Wallen !

Myla Djam, une chanteuse réaliste !

Retrouvez Myla Djam sur ses différents réseaux sociaux :
Facebook : https://www.facebook.com/djam.myla
Instagram : http://deskgram.com/myladjam
YouTube : https://www.youtube.com/channel/UCQwIFOZiLk9Xr9cSUXpkHfQ

Propos recueillis par Aurélia Deschryver

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