Sticky, un artiste entier !


Cet artiste, à la personnalité à la fois touchante et attachante, vit passionnément sa musique avec le cœur et la raison ! Pour lui, ce qui compte, ce n’est pas de percer mais bien de rester lui-même en livrant un message qui lui ressemble. Il ne tournera évidemment pas le dos au succès si celui-ci lui ouvre les bras. Mais ce rappeur ne sacrifiera ni ses valeurs ni ses principes pour le voir venir jusqu’à lui. Il voit les choses bien différemment que la majorité des autres artistes. Il veut réussir, c’est certain ! Il serait comblé d’entendre son discours faire le tour de la France, le tour du monde. Mais une chose est sûre, il ne vendra pas son âme pour y parvenir ! Sticky n’interprète que des vérités dans l’espoir de toucher et d’apporter quelque chose de profond et sincère à son public.

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Street and Love Music : Bonjour Sticky,
Peux-tu te présenter aux lecteurs de Street and Love Music ?
Sticky : Bonjour, je m’appelle Sticky. Je suis originaire de Grasse, j’y ai vécu ma jeunesse. Je rappe depuis dix ans. Et durant cette période, j’ai eu un studio sur Cannes. J’ai donc appris comment procéder pour sortir un album proprement. De 2011 à 2014, j’ai produit cinq mixtapes et un album.
Plus jeune, je ne pensais pas me lancer dans la musique, c’est quelque chose qui s’est fait naturellement. Pour moi, le rap n’est pas un don ou quelque chose d’inné mais un art qui s’apprend. Et le mien n’est pas dirigé par qui que ce soit ! J’ai une âme que je cherche à entretenir dans ce monde. Je suis quelqu’un qui interprète ce qu’il voit.

Street and Love Music : Comment t’es-tu lancé dans la musique ? Qu’est-ce qui t’a donné envie de rapper ?
Sticky : J’ai toujours kiffé le rap, c’est quelque chose de primordial pour ma génération. Adolescent, j’ai vite compris que je pouvais communiquer avec la musique.
Mon style est proche de celui des artistes conscients de l’époque, très différent de ceux d’aujourd’hui, car la musique est, avant tout, un moyen de communication. C’était important, pour moi, de rester dans cet état d’esprit.
Quand j’ai commencé, j’étais invité à poser quelque chose mais je ne savais pas quoi chanter. Alors j’ai pris un cahier dans lequel j’écrivais mon histoire.
Au fil des morceaux, est arrivé un buzz local qui n’a pas été très apprécié par la ville pour diverses raisons, ce qui a créé une division par la musique.

Street and Love Music : Quels sont les artistes qui t’ont plus ou moins influencé ?
Sticky : I AM notamment avec L’école du micro d’argent, Psy 4 de la Rime, KDD, Kery James pour sa technique et sa façon de véhiculer ses messages, Rohff pour son côté hargneux, Médine pour sa plume et son interprétation et Niro, qui représente très bien mon côté négatif, j’apprécie le fait qu’il dénonce le business du rap et qu’il soit engagé contre l’industrie musicale, il a un sacré charisme musical et j’ai l’impression qu’il écrit vite et bien.

Street and Love Music : Tu as stoppé la musique pendant un peu plus d’un an pour ensuite revenir. Pourquoi ?
Sticky : Il faut vivre pour exprimer un vécu !
Je suis sorti de la musique en 2014 suite à un burn out lié à toute cette pression. J’ai donc vendu tout mon matériel pour partir vivre.
J’ai voulu tout stopper mais je l’ai mal vécu. Pendant cette pause, j’écrivais un peu mais sans jamais poser.
Je suis revenu parce que la musique est, pour moi, une habitude, une passion.

Street and Love Music : Qu’est-ce que cette pause t’a apporté humainement est artistiquement ?
Sticky : J’ai fait le choix de partir en Corse où je me suis replongé dans une expérience de vie. De ce fait, j’ai eu meilleure connaissance de l’être humain.
Artistiquement, cela m’a permis de recharger les batteries, de me ressourcer.

Street and Love Music : Dans une industrie musicale où tout le monde suit la même direction artistique, où tout le monde délaisse le fond pour la forme, tu as fait le choix de rester toi-même, de proposer ta musique comme tu la vois, comme tu la vis. Et ce, en misant beaucoup sur tes textes et sur le message que tu souhaites transmettre aux auditeurs. Pourquoi est-ce important pour toi de ne pas rentrer dans le moule, de donner à ta musique une empreinte qui t’est propre ?
Sticky : À mes yeux, le moule est trop sale ! J’ai besoin de garder et d’entretenir ma bonne conscience. J’ai une foi qui ne me permettra pas de véhiculer un message similaire au leur.
Les mauvais messages que nous véhiculons resteront à vie comme un tatouage. Je suis quelqu’un de spirituel ! Je pense donc que tout se paiera tôt ou tard.
Il est important pour moi de rester vrai et d’interpréter ce que je vis, ce que je vois au mieux. Autrefois, j’ai voulu y entrer mais je me suis senti sali ! Aujourd’hui, à 28 ans, j’ai le recul nécessaire pour savoir ce qui me correspond ou non. Je n’ai pas envie d’insulter les gens pour rien même si le public aime. Je ne veux pas laisser une mauvaise atmosphère s’installer dans l’esprit de ceux qui m’écoutent. Et surtout, je ne veux pas appartenir à quelque chose qui me ferait du tort !

Street and Love Music : Ne crains-tu pas que ta musique passe ainsi plus ou moins inaperçue aux yeux d’un public qui ne veut écouter que ce qui dans la tendance ?
Sticky : Je le redoute ! Je sais que tant que je n’aurai pas le budget nécessaire pour investir dans la pub et tout ce qui va avec, ça sera dur. Mais ma musique est partagée dans différents pays francophones (Guinée, Luxembourg, Belgique, Tunisie, Sénégal, etc …). Donc après, ça marchera.
Ma musique est faite pour ceux qui ont déjà vécu leur vie de jeune. Elle ne touche pas ceux qui veulent danser mais ceux qui n’ont pas le temps de le faire.

Street and Love Music : Tu sors actuellement deux mixtape en parallèle Le passé nous rattrape et J’récupère mon dû, à raison d’un morceau par semaine. Pourquoi as-tu choisi de tout enchaîner si rapidement ?
Sticky : Pour remonter ma communauté ! C’est une stratégie pour me faire voir en créant un effet de masse.
Ces deux mixtapes qui tournent me laisseront l’élan nécessaire pour continuer et enchaîner vers l’album.

Street and Love Music : Peux-tu nous parler de l’univers de ces deux projets et du choix de sortir deux mixtape plutôt qu’une seule ?
Sticky : Deux styles différents pour toucher à la fois la communauté calme et sage et la communauté hargneuse.

Street and Love Music : Parmi tous les titres que tu as réalisé, lequel préfères-tu ? Pourquoi ?
Sticky : « Tu leur diras » pour son côté éducatif. Avec ses paroles simples qui glissent bien, ce titre est fait pour être écouté par les jeunes.
Mais aussi « J’écris pour pas oublier », morceau très personnel qui ne vise que moi.

Street and Love Music : Quels sont tes projets pour la suite ?
Sticky : Sortir une troisième mixtape et développer une association de production qui œuvrera aussi dans l’événementiel. Le studio, où je serai ingénieur du son, sera situé à la frontière suisse et sera ouvert à tous. Ce label, qui organisera également des soirées et des concerts, portera le nom de Street Est.

Street and Love Music : Avec quels artistes aimerais-tu collaborer ?
Sticky : Niro parce que je me raccroche à son message, Kery James ou encore Demi Portion.

Sticky : Je voudrais adresser une dédicace spéciale à mon équipe avec qui je bosse dur et qui me donne la force : Smir Bek (beatmaker), Kenobi (beatmaker), B-Man (scratcher, beatmaker), Ryad (beatmaker, compositeur), Pis-K (directeur artistique), Snacko (compositeur), Adèle et mon petit frère Ismail. Et un gros big up à tous ceux qui me soutiennent !

Sticky, un artiste à qui nous souhaitons un beau succès bien mérité !

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Retrouvez Sticky sur ses différents réseaux sociaux :
Facebook : https://www.facebook.com/stickyoff/?fref=ts
YouTube : https://www.youtube.com/channel/UCBAG5OPHXry8avAe1BOwgkQ

Propos recueillis par Aurélia Deschryver

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