Dylamisère, un artiste passionné et déterminé !


Il devient de plus en plus difficile de percer dans le rap en France mais Dylamisère semble avoir les ingrédients nécessaires pour y parvenir. Passion, détermination, plume avisé, flow maîtrisé, facilité à varier les styles et les ambiances, Dylamisère dispose visiblement des cartes nécessaires pour conquérir le public.

400454_604682082898383_785250660_n

Street and Love Music : Bonjour Dylamisère,
Peux-tu te présenter aux lecteurs de Street and Love Music ?
Dylamisère : Bonjour, je m’appelle Dylan, mon nom de scène est Dylamisère. J’ai 22 ans, je rappe depuis un peu plus de sept ans, j’habite proche de Brignoles dans le Var.

Street and Love Music : D’où vient ton pseudonyme ?
Dylamisère : Ça vient d’un délire qu’on a eu pendant un cours où j’écrivais un de mes premiers couplets lors des tremblements de terre à Haïti. J’ai écrit sur la misère et mon pote m’a dit « c’est Dylamisère » et après, on a gardé ça.

Street and Love Music : Quels sont les artistes qui t’ont plus ou moins influencé ?
Dylamisère : J’ai grandi en écoutant Sinik, Sniper, Kery James, Leck, des groupes de jeunes artistes indépendants. J’ai pris influence sur ces gens-là, et je m’inspire de mon vécu et de ce que je peux voir chaque jour.

Street and Love Music : Peux-tu nous parler de J’ai pas changé ?
Dylamisère : J’ai pas changé est, en quelques sortes, mon premier « bébé ». On a enregistré ce projet sur un an et demi, on a travaillé dur. J’ai voulu l’appeler J’ai pas changé car beaucoup de choses ont évolué dans ma vie, c’était un constat sur tout. Ce CD me ressemble, j’y ai mis mon cœur mais aussi mes tripes !

Street and Love Music : « J’veux pas qu’on voit l’artiste et j’aimerais qu’il crève pour que tout le monde continue de m’appeler Dylan. »
Peux-tu nous expliquer ?
Dylamisère : Beaucoup de personnes que je connais, de près ou de loin, m’appelaient Dylamisère alors qu’ils me connaissent depuis quelques années déjà. Et pour moi, c’est important de ne pas mélanger la musique et le coté personnel. Je ne renie pas l’artiste que je suis mais je pense qu’il faut faire la différence entre les deux personnes.

Street and Love Music : Sur ta chaîne YouTube, on peut trouver un freestyle en compagnie de LECK. Peux-tu nous parler de cette connexion ?
Dylamisère : La connexion avec LECK s’est faite quelques jours avant sa venue à Marseille en 2011. On a des amis en commun. Et quand il est venu pour faire une date à Marseille, je suis allé à la chicha de notre ami en commun où il était et nous nous sommes rencontrés. Il était avec mes proches donc on a passé la soirée ensemble. Et sur le départ, on a proposé un freestyle et il a naturellement accepté. Depuis, on prend, de temps en temps, des nouvelles l’un de l’autre. C’est un artiste humble, il est proche de son public et c’est un exemple à suivre. C’est un réel artiste « touche à touche » comme je dis.

Street and Love Music : Comment est né « Besoin d’air » ?
Dylamisère : Simplement, j’étais en pleine réflexion sur ma vie, je trouvais que tout ce qui se passait m’étouffait, j’avais besoin d’air. J’ai donc recherché une instrumentale, je suis tombé sur celle de Mr RProd, j’ai pris contact avec et on a taffé le morceau que j’ai ensuite clippé avec mon amie Clara Guisy et l’entreprise ECODRONE située à Carcès.

Street and Love Music : Demi Portion a pris le temps de laisser un commentaire sur « Partie trop vite ». Est-ce que ça t’a touché ? Est-ce encourageant de recevoir un compliment de ce grand artiste ?
Dylamisère : C’est dingue d’ailleurs ! Bien sûr que ça m’a touché, Demi Portion est un artiste à part entière, un indépendant qui a réussi. Évidement que ça encourage, ça donne de la force comme on dit ! Il a pris le temps de regarder le clip, d’écouter un jeune artiste.
Mais venant de n’importe quel artiste, ça serait encourageant, plus que nos abonnés. Mais tous les commentaires donnent la force !

Street and Love Music : Que peux-tu nous dire au sujet de « Le poids des mots » ?
Dylamisère : « Le poids des mots » est un morceau cœur, je ne voulais pas le sortir sans clip. J’ai enregistré ce morceau pour vider mon sac, c’est un morceau qui parle de lui-même.
Je l’ai enregistré chez Kenny Mills avec l’artiste Barbia et nous l’avons clippé avec Corentin Wolff.

Street and Love Music : Un mot sur « Faut que j’me barre » ?
Dylamisère : C’est un son « ambiance » de Kenny Mills, encore un titre avec Barbia, histoire d’évader le cerveau des gens. Soleil, rythme, bonne ambiance, cette artiste à la fraîcheur qu’il nous manquait sur certains morceaux.

Street and Love Music : Comment s’est présentée l’occasion de collaborer avec Barbia ?
Dylamisère : Barbia est une fille que je ne connais depuis pas mal d’années maintenant. Je l’avais déjà entendue chanter hors studio, et elle est déjà sur J’ai pas changé. La collaboration s’est donc faite naturellement, je l’ai faite venir en studio et ça lui a permis de pouvoir se lancer aussi.

Street and Love Music : As-tu un projet en préparation ?
Dylamisère : Oui, je vais sûrement relancer un projet de Mix-Tape ou album, en collaboration avec Kenny Mills et son label. Il s’investit dans mes projets musicaux, il m’a déjà beaucoup appris et je l’en remercie ! Ce n’est pas que de la musique, il y a une amitié qui s’est installée avant la musique, c’est la passion qui nous réunit pour travailler la musique.

Street and Love Music : Avec quels artistes aimerais-tu collaborer ?
Dylamisère : Il faut un feeling pour faire une collaboration, mais j’aimerais bien collaborer avec Demi Portion, Sofiane, Dibson ou encore LECK d’ailleurs. Et si je devais laisser parler mon cœur, je pense que pour faire un morceau plein de sentiments j’aimerais bien Christophe Maé ou encore Kendji.

Dylamisère : Merci à vous, je vous remercie de prendre le temps de donner de la force !
Bonne continuation et à bientôt j’espère !

Dylamisère, un rappeur intéressant !

Retrouvez Dylamisère sur ses différents réseaux sociaux :

telechargement  telechargement  telechargement-1  telechargement-2

Aurélia Deschryver

Laisser un commentaire

Votre adresse de messagerie ne sera pas publiée. Les champs obligatoires sont indiqués avec *