Rencontre avec Nadejda


Nadejda ; un groupe composé de quatre membres qui se sont visiblement parfaitement trouvés pour leur plus grand plaisir artistique et humain autant que pour celui des auditeurs.
En travaillant, comme ils semblent le faire, dans la joie et la bonne humeure, John, Rémi, Coq et Steph ne peuvent entreprendre que de belles choses !

Crédit photo : Bogus

Street and Love Music : Bonjour à tous les membres du groupe,
Pourriez-vous vous présenter brièvement aux lecteurs qui ne vous connaissent pas encore ?
John : On s’appelle NADEJDA
Coq : Et pas na-dé–d’- jda .. D’ailleurs c’est super dur à dire comme ça !
John : Grave, je sais pas pourquoi mais il y a beaucoup de personnes qui essayent de mettre encore un D avant le J. C’est imprononçable ! Faut pas s’embêter comme ça ! Bref, on s’appelle NADEJDA ; on est un groupe de rock originaire de la région Rhône Alpes. Pour cet interview on est trois sur les quatre membres du groupe car Steph, notre bassiste, est parti en tournée avec son autre projet « Neige Morte ». Il doit être quelque part entre la Belgique et l’Allemagne à l’heure qu’il est. Moi c’est John, j’écris les textes et je suis le chanteur guitariste.
Rémi : Moi c’est Rémi Matrat, le célèbre saxophoniste. [il se marre]
Coq : Et Corentin, le batteur qu’on ne voit jamais sur les photos …
John : Tu te caches toujours derrière tes cymbales ! T’avais qu’à choisir un autre instrument si tu voulais être vu !

Street and Love Music : Comment vous êtes-vous rencontrés ?
Rémi : On s’est rencontrés au beau milieu d’un rêve. [Il se met à chanter] « mon amour, je t’ai vue au beau milieu d’un rêve …  »
John : En fait, c’était en glandant dans la cours de la fac de musique, y avait ceux qui venaient du conservatoire et de la musique classique, et ceux qui buvaient des bières ! J’ai organisé une bringue chez moi où j’avais invité tous les gens que je trouvais marrants, et Rémi était le plus marrant.
Faut vous dire que ce soir là, y avait tellement de cuivres, de percu, et de gens qui jouaient de la musique dans mon appart’, que les gens des immeubles autour gueulaient aux fenêtres! Donc il y avait quand même du niveau, mais parmi tous ces gens biens, ouais, Rémi, il sortait du lot ! L’instinct, ça trompe jamais !

Street and Love Music : Pouvez-vous nous raconter la naissance de Nadejda ?
Coq : Vas y j’te laisse faire, t’es né dans NADEJDA avant moi ! Mais fais la version courte !
Rémi : Le groupe s’est monté d’abord pour un examen de conservatoire …
Coq : Ah c’est la version courte ça ?
Rémi : J’avais un problème à la mâchoire, qui m’empêchait de jouer du saxophone ! Du coup, John m’a accompagné pendant que je chantais du jacques Prévert pour un examen au conservatoire. « Une femme nue nage dans la mer, un homme barbu marche sur l’eau, où est la merveille des merveilles, le miracle annoncé plus haut ? »
On a tellement apprécié jouer ensemble à cette occasion là, qu’on a commencé à réfléchir pour monter un groupe ensemble. Tous les deux, on écoute beaucoup de rock, c’est cette direction qui s’est naturellement imposée. Et on a vite cherché un batteur … Du coup, Coq, je te laisse raconter ton arrivée ??
Coq : Je suis arrivé dans le groupe quelques mois après qu’ils l’aient créé et très vite on a recruté un bassiste. Venant d’univers assez différents les uns des autres, il nous a fallu un moment, à cette période, pour mettre tout en cohérence, pour éviter que cela fasse un « patchwork » mais qu’on ait vraiment LE son de NADEJDA : un mélange de blues, de rock, de punk
Rémi : Et de free jaââââzz !
John : Rémi a bien résumé le truc, on était amis depuis longtemps, et après avoir foiré cette audition en beauté, je lui ai présenté des textes que j’avais écrits, pour savoir ce qu’il en pensait … Et c’était parti … Ça faisait longtemps que j’écrivais, mais je n’avais jamais été satisfait complètement, j’attendais d’avoir un truc bien à proposer, je suis assez perfectionniste sur les textes …

Street and Love Music : Pensez-vous qu’il soit plus facile d’écrire et de composer seul ou ensemble ? Comment se déroule la création d’un morceau ?
Coq : Y a pas de réponse, ça dépend des groupes mais, pour notre part, c’est John qui ramène des ébauches de chansons et on fait tous les arrangements ensemble à partir de ça.
Rémi : Moi je pense que dans tous les cas il y a vraiment deux étapes ; il est important d’avoir, au départ, une base qui est apportée par l’un de nous. Partir de rien à plusieurs, c’est beaucoup plus difficile.
John : Ils ont pas mal répondu au truc, l’idée, c’est d’avoir une base forte, un truc solide, souvent, dans Nadejda, c’est moi qui amène le truc de départ : le texte, et le riff, une ébauche de structure, etc … Et ensuite, c’est un ping-pong entre nous, on cherche tous ensemble à tailler dans la matière brute …

Street and Love Music : Quel est le titre dont vous êtes le plus fiers ? Pourquoi ?
Coq : On est fiers de tous nos titres [il rigole] parce que c’est ce qu’on aime faire ! Et qu’en prime, on le fait entre potes. On est vraiment contents de jouer ensemble. Après, c’est dur de répondre sans avoir l’air prétentieux … Mais le dernier cinq titres qu’on a sorti qui s’appelle 1 .3.1.2 je suis content de tous les titres personnellement. C’est mes préférés pour l’instant.
Rémi : J’aime bien les cinq titres surtout le sixième. Mais nan, soyons sérieux j’ai une petite préférence pour « Parle Moi » ; la composition commence avec une première partie très tribale mais dans la retenue, pour arriver à un moment plus intense, une sorte d’explosion qui tire plus vers le punk. Je trouve que ça nous correspond bien.
John : Je sais pas, certains qui ne sont pas encore sortis … Globalement, j’ai pas honte de ce qu’on a fait ensemble … Si je ne devais en garder qu’un … « Parle moi », c’est toujours un moment de frisson dans le concert … « Gravité » aussi … C’est deux morceaux où je touche vraiment mes limites, où je termine au bord de l’évanouissement, par manque d’air, c’est toujours un challenge de balancer les dernières notes, et j’aime cette sensation, ça passe ou ça casse !

Street and Love Music : Comment imaginez-vous la suite de votre aventure artistique ?
Rémi  : On est en train de chercher à s’entourer de professionnels qui nous apporteront des connaissances spécifiques sur le son, la scénographie, par exemple. Et on va bien sûr continuer à travailler et essayer de jouer sur un maximum de dates en France pour rencontrer le public, car on est avant tout un groupe de live.
Coq : La suite de l’aventure c’est aussi composer un maximum car on a en tête de retourner en studio pour sortir un album d’ici un an, un an et demi.
John : Composer, avoir un son impeccable, être des machines de guerres sur scène, pousser le truc le plus loin possible. C’est très prétentieux dit comme ça, mais je ne dis pas ça parce que je pense qu’on est meilleurs que qui que ce soit. Je sais que ça va être un taf énorme, qu’on est encore qu’au tout début en vrai, si on veut un jour être a la hauteur de nos ambitions artistiques.
Après il y a une part qui elle n’est pas de notre ressort : le public aime, tant mieux. S’il n’aime pas, on aura fait notre part, c’est le jeu. Mais pour ce qui est de l’artistique, la musique, la scène, c’est entre nos mains, alors voilà, j’ai envie de foutre tous les voyants dans le rouge (rires) !

Street and Love Music : Si vous deviez résumer, en UN SEUL mot, l’histoire musicale que vous vivez ensemble, que serait ce mot ?
Coq : Rock’n roll (signe à l’appui)
Rémi : Un mot qui existe ? J’dirai fondue savoyarde mais j’sais pas si je peux car ça fait 2 mots ! Mais je trouve que ça correspond car c’est bien gras, et savoureux à la fois.
John : Les Goonies.

Nadejda, un groupe jovial et ambitieux !

Aurélia Deschryver

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